Prune Nourry et le sentiment de la vie

Depuis longtemps Les Causeries voulaient consacrer une soirée à l’artiste française Prune Nourry tant son travail et le discours qui le porte trouvent de nombreuses occurrences avec nos thèmes de recherche en psychanalyse. Biotechnologies, sexe et procréations ; féminisme et féminité ; norme et patriarcat ; corps, langage et mythe sont autant de thématiques que l’artiste-chercheus[1] éprouve dans notre contemporanéité en traversant les frontières terrestres et disciplinaires. Aussi la perspective des 56èmes journées de la Cause Freudienne nous est apparue comme une formidable occasion de parcourir son œuvre et son travail pour éclairer d’une façon inédite « les petites touches de matière[2] » du sentiment de la vie. A l’instar de Jacques Lacan[3], nous verrons que loin de faire clarté de tout comme le promet le calcul rationnel scientifique, la psychanalyse dans les pas de l’artiste donne toute sa valeur à la poétique d’un discours qui ne cherche pas à résorber le phénomène de la vie mais au contraire à lui rendre sa valeur de mystère.
Entretiens, projections et débat nourrirons notre soirée au Café Augustin. Evidemment on pourra aussi manger et boire un verre.

 


1 Ansermet, F., Prune Nourry seperendipity,  Actes Sud, 2017, p. 10
2 Roy, D., Argument des journées, https://journees.causefreudienne.org/arguments/
3 https://journees.causefreudienne.org/wp-content/uploads/2026/06/Bibliographie-J56_30-juin.pdf