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"Génération Connectée" Conférence d'Eric Laurent Samedi 27 Septembre

 

Le Surmoi sur mesure et l’amour

Eric LAURENT

 

Entre le XXe et le XXIe siècle, les appareils de massification diffèrent du tout au tout. Ceux du XXe siècle reposaient sur des religions laïques, sous le régime du tout-politique. Ils ont provoqué d’innombrables massacres et des cauchemars dont l’humanité s’est réveillée avec grande difficulté. D’où la fomentation d’un certain nombre de rêves. D’abord le rêve, pour emprunter le titre du livre de Fukuyama, de la « Fin de l’histoire » où l’on pensait qu’après en être passé par toutes les formes politiques, il n’y aurait plus que des variantes de la démocratie libérale. Il en est résulté, chez les néoconservateurs, une espèce d’ivresse enthousiaste à apporter par des guerres la démocratie à tout le monde.

Mais au début du XXIe siècle, nous avons connu un événement crucial – les attentats du 11 septembre aux États-Unis – qui a sonné l’heure du réveil du monde à un nouveau type de discours religieux, dans une variante politique très particulière. Les attentats ont montré la dimension de ce projet et exposé au regard de l’humanité que ce rêve néoconservateur sur la fin de l’histoire ne se réaliserait pas, et que bien au contraire, nous aurions à nous confronter à une forme de la pulsion de mort entièrement nouvelle.

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"Génération Connectée" Cycle de Conférences 2014-2015 à Reims

 

Argument

[...]Entre l'homme et le monde il y a un mur » conclut le poème d'Antoine Tudal.

Cependant entre l'homme et le mur, n'y aurait-il pas une une borne wifi, une connexion USB, un smartphone ou encore une prothèse bionique ?

En 1974, les gadgets, c'est la télévision, la radio, que J.Lacan interroge. La télévision, son écran y apparaît comme un mur qui ne dirait pas son nom, le sujet l'oublie, s'oublie, devant ce qu'il y lit, n’est-il pas là à tenter de s’y mirer ? La télévision, « dévoreuse » note alors J.Lacan, est celle par laquelle le sujet se fait « phagocyté ». Dés lors tous ces gadgets, ces objets que nous faisons « descendre du ciel », souligne-t-il, finissent par nous « écraser », ils nous « étouffent » car ils nous mettent « dans l'urgence de savoir comment on vit ».

A travers le gadget, il y a donc une opération subversive dont J.Lacan tente de nous faire saisir le nœud, vous êtes « désormais les sujets des instruments qui […] deviennent des éléments de votre existence ».

 

« Génération connectée »

Si nous l’envisageons par un bout, ce bout du fil connecté à l'objet, que peut donc représenter la connexion pour le sujet ? Dans quel défilé cet objet connecté prend-t-il place ?

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EDITO Conférence à Reims : « L’enfant, son corps et les jouissances »

 
 

L’enfant jouit de son corps, dans son corps, par son corps.

Peut-on le dire ainsi ? Il ne s’en inquiète pas pour autant, il n’en est pas de même pour son entourage.

L’enfant jouit de manifestations corporelles qui lui échappent.

L’enfant bouge, joue, s’active. S’il s’active tout le temps, n’arrive pas à fixer son attention, on le dit hyper-actif.

Les parents s’en plaignent, veulent le « des-activer » le calmer, ils ont à faire avec la science.

L’enfant semble être le « symptôme des parents » même s’ils n’en veulent rien savoir.

Il est alors envoyé en consultation, puisqu’il dérange ses petits camarades de classe.

La maitresse - qui ne sait pas plus où s’adresser qu’aux parents qui eux ne voient pas la cause - crie, punit.  

L’enfant plus petit crie. Est-il écouté, par ses cris, en tant que sujet ?

Est-il considéré comme un petit être humain ?

Se heurte-t-il bien vite au monde des adultes ? Qu’il ne comprend pas ou comprend trop bien ?

Annette SAUVAGE